Lisible par tous, sans exception technique
Accessibilité
Un musée qui parle d’observation ne peut pas réserver ses merveilles à celles et ceux qui disposent d’un navigateur récent. Voici ce qui est fait — et ce qui reste imparfait.
Lisible sans JavaScript
Le musée est un site statique. Tout le contenu — y compris les valeurs chiffrées, les références et les transcriptions — est présent dans le HTML. Si le JavaScript est désactivé, aucune information ne manque : les activités interactives affichent leur version textuelle.
Textes et contrastes
Corps de texte en empattements, titres en grandes tailles, interlignage large, largeur de ligne limitée. Les couleurs ne sont pas choisies à l'œil : chaque couple texte/fond est calculé. Le pire cas mesuré du site atteint 5,13:1 (texte secondaire sur le fond le plus clair) et les titres de galerie, teintés selon la section, atteignent au minimum 6,63:1 — au-delà du seuil de 4,5:1 exigé par les règles d’accessibilité. Un mode de confort de lecture (bouton dans l’en-tête) augmente en plus la taille et l’espacement du texte.
Aucune ressource extérieure
Polices auto-hébergées, styles et scripts servis par le site, aucune requête vers un domaine tiers, aucun traceur, aucun cookie publicitaire. Une page du musée se charge donc entièrement hors ligne, une fois mise en cache.
Mouvement
Les animations respectent le réglage système « réduire les animations » : elles sont alors supprimées, jamais simplement ralenties. Aucun contenu ne clignote, aucun défilement automatique n’est imposé.
Images
Chaque image possède un texte alternatif descriptif, une légende et un crédit. Les images décoratives sont absentes : il n’y a pas d’image sans fonction. Les fichiers sont fournis en deux tailles et chargés avec leurs dimensions, pour éviter les sauts de mise en page.
Audio et surdité
Chaque salle propose une narration — et, sous le lecteur, sa transcription intégrale, dépliable. Aucun contenu audio n’existe sans version écrite. L’audio n’est jamais lancé automatiquement.
Navigation au clavier
Un lien d’évitement permet d’atteindre le contenu directement. Tous les éléments interactifs sont atteignables au clavier, avec un contour de focus visible renforcé. La structure de chaque page utilise des titres hiérarchisés, des listes et des repères de navigation nommés. Le lecteur d’écran reçoit les noms des contrôles : chaque lecteur audio est annoncé par le titre de sa narration, la page courante est signalée dans les menus, le menu mobile expose son état ouvert ou fermé, et le résultat d’un quiz ou d’un filtrage est annoncé dans une zone vivante plutôt que d’apparaître sans avertissement.
Poids et données mobiles
Le musée est fait pour être consulté depuis un téléphone, y compris avec une connexion limitée. Le premier écran d’une page pèse au plus 369 Ko tout compris — page, style, script, polices et image d’ouverture — pour un budget que le musée s’est fixé à 700 Ko. Les images du Cabinet sont servies en deux tailles (960 et 1920 px) et celles qui sont sous la ligne de flottaison ne sont téléchargées qu’au défilement. Les narrations audio ne se chargent qu’au clic.
Une réserve, mesurée elle aussi : l’atlas affiche les 125 fiches sur une seule page. Un visiteur qui fait défiler la liste entière télécharge environ 13,4 Mo d’images. C’est le seul endroit du musée où la consultation complète coûte cher en données ; consulter une galerie ou une salle reste bien plus léger.
Ce qui reste imparfait
Trois limites sont assumées. Les noms latins d’espèces ne portent pas d’attribut de langue : un lecteur d’écran les prononce comme du français. Les cartes de l’atlas masquées par un filtre ne restituent pas le focus au champ de recherche. Enfin les 125 images n’ont pas encore toutes été revues une à une au titre du cadrage et de la description : 122 restent à contrôler. Quatrièmement, faire défiler l’atlas entier coûte environ 13,4 Mo de données : c’est acceptable sur un réseau fixe, moins sur un forfait mobile.
Ce qui reste imparfait
Les schémas interactifs (canvas) ne sont pas toujours entièrement accessibles aux lecteurs d’écran ; c’est pourquoi leur repli textuel est systématique et détaillé — il contient les valeurs, les unités et la source, pas un simple résumé. Les pages ne proposent pas encore de version en langue des signes, ni de traduction dans une autre langue.
Signaler un problème
Ce musée est un exercice éditorial sans service client. Si vous constatez une erreur factuelle, la démarche utile est celle que le musée applique à lui-même : retrouver la source primaire, vérifier la valeur, et la corriger — en écrivant ce qui a changé.