Creatio Musée des merveilles de la création

Comment ce musée travaille

Méthode

Un musée qui parle de science doit dire comment il travaille. Voici les trois niveaux de certitude, les six règles que le site s’impose, et ce qu’il refuse de faire.

Trois niveaux, jamais mélangés

Chaque affirmation du musée porte l’un de ces trois badges. Le badge est visible à côté du chiffre, jamais relégué en note.

  • Établi un fait mesuré ou observé, publié dans une revue à comité de lecture, une agence ou un institut de référence, avec son année.
  • Débattu une recherche en cours, une hypothèse dominante mais non démontrée, ou une valeur dont la littérature est en mouvement.
  • Réflexion la lecture proposée par le musée. Elle est signalée comme telle, et séparée des mesures.

Six règles que le musée s’impose

  1. Un chiffre, une source, une année. Aucun nombre n’entre dans le musée sans référence primaire consultable.
  2. Une fourchette plutôt qu’un chiffre rond. Quand la littérature hésite, le musée publie les deux bords — et le dit.
  3. Un mythe corrigé vaut mieux qu’un mythe répété. Plusieurs salles corrigent des chiffres célèbres : photorécepteurs, « court de tennis » alvéolaire, nombre de synapses, « gène du langage ».
  4. Une source erronée se remplace, elle ne se contourne pas. Quand une référence ne dit pas ce qu’on lui fait dire, elle est remplacée par la source primaire adéquate.
  5. Un silence s’explique. Quand le musée refuse de publier un chiffre (longueur des vaisseaux sanguins, nombre total de synapses, « Jupiter bouclier »), il écrit pourquoi.
  6. Rien ne repose sur une ignorance. Aucun argument ne prend appui sur ce que la science ne sait pas encore : ce serait un argument qui s’effondre à la première découverte.

Ce que le musée ne fait pas

Il ne présente aucune affirmation sur l’action de Dieu comme un résultat scientifique. Ce point n’est pas une précaution de style : il est établi dans la salle 21, avec la position de l’Académie nationale des sciences des États-Unis, et rappelé dans la salle 22. Le passage du « comment » au « qui » n’est pas une opération scientifique, et le musée le dit — y compris quand cela affaiblit son propre argumentaire.

Il n’explique pas la souffrance. Ni théodicée complète, ni réponse au problème du mal : le musée constate, cite un texte biblique, et s’arrête.

Il ne demande aucune adhésion. Il ne s’adresse à personne en particulier, ne présuppose aucune croyance et ne conclut jamais à la place du visiteur.

Corrections assumées

Plusieurs erreurs ont été trouvées et corrigées pendant la construction du musée : une valeur attribuée à la mauvaise source, un lieu mal situé dans une narration, une formule interdite par la charte apparue dans une limite. Ces corrections sont consignées, parce qu’un musée qui prétend ne jamais se tromper n’est pas crédible.

Vocabulaire

Le nom divin est rendu Jéhovah partout. Certaines formules courantes sont écartées : elles personnifient la nature ou prêtent une intention à des processus. Le musée décrit des mécanismes ; il réserve l’intention à l’encadré Réflexion, où elle est assumée.

Images

Toutes les images sont des reconstitutions numériques produites pour le musée. Aucune ne prétend être une photographie d’un objet réel : les légendes l’indiquent, et le crédit le rappelle. Pour l’invisible — atome, cellule, molécule — l’échelle et les couleurs sont nécessairement artistiques.